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samedi 1 octobre 2022
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Echos du Burkina: théâtre, danse et cinéma sans frontières

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"Echos du Burkina: Théâtre, Cinéma et Danse sans Frontières" est un projet artistique et culturel pluridisciplinaire ayant pour but de développer la pratique artistique des enfants et des jeunes au Burkina Faso, et particulièrement à Ouagadougou et Kokologho. Echange, créativité et solidarité sont au coeur de ce projet. 


Nous vous invitons à regarder d'abord le teaser du projet qui est également présent sur la plateforme de Crowfunding Ulule (http://fr.ulule.com/echos-burkina/)


OBJECTIFS ET ENJEUX

Le but du projet, dont une première étape a eu lieu entre février et juin 2011, est de donner l'opportunité à des enfants et à des jeunes qui vivent au Burkina Faso de découvrir des disciplines artistiques qu'ils n'ont pas l'habitude de côtoyer, et de s'exprimer à travers des ateliers de théâtre, de cinéma, de danse, et des projections de films.

En effet, ces disciplines artistiques sont un moyen d'aider l'individu à se construire, à s'épanouir personnellement et au sein d'un groupe, à développer des capacités nouvelles d'expression et de rapports aux autres. La culture et l'art permettent non seulement de développer l'imaginaire, les connaissances et la confiance en soi mais également de favoriser le lien social. Il est donc essentiel pour une société de bénéficier de propositions et d'encadrements artistiques pour favoriser l'expression de ses cultures tout en se confrontant à d'autres approches culturelles. C'est pourquoi le projet s'inscrit dans une démarche de réel échange et de pérennisation.

atelier de cinéma, Kokologho

Atelier de cinéma - 2011, Kokologho

 

DEROULEMENT

ETAPE 1 (Réalisée de février à juin 2011) : Ateliers d'initiation au théâtre et au cinéma / Projections de films

ETAPE 2 (Prévue pour août et septembre 2012) : Ateliers d'approfondissement de théâtre et de cinéma / Projections de films / Développement d'une nouvelle discipline: ateliers de danse / Installation de deux unités de tournage / Développement du ciné-club à Kokologho / Constitution d'une troupe de théâtre amateur à Kokologho et d'un club-théâtre à Ouagadougou / Formation d'animateurs référents / Mise en réseau avec des structures et professionnels locaux

ETAPE 3 (Entre novembre 2012 et juin 2013) : Poursuite des ateliers au Burkina Faso / Valorisation du projet en France : interventions en milieu scolaire, soirées de rendu du projet, etc. / Echanges et correspondance filmique entre jeunes français et jeunes burkinabés.

 

atelier de théâtre, Kokologho

 

DESCRIPTION DETAILLÉE DU PROJET

1. L'altérité: une thématique transversale pour l'animation des ateliers

Afin d'apporter de la cohérence aux trois disciplines proposées et de travailler ensemble de manière complémentaire, nous avons choisi comme thématique générale de travail l'altérité. Travailler à l'échelle internationale suppose pour tous les acteurs engagés de s'adapter à chacun et à chaque culture. Il est primordial d'être conscient de nos différences et de les respecter, tout en se concentrant sur ce que nous avons tous en commun : des valeurs, des émotions, des envies. Ce thème permettra donc aux jeunes français et burkinabés de s'interroger sur des notions comme la diversité culturelle, la compréhension et le respect de l'autre.

2. Les ateliers

Danse. Découverte de la conception contemporaine de la danse, découverte de son corps, des notions essentielles de poids, de respiration et d'énergies. Découverte du vocabulaire de la danse, développement de son univers personnel, travail essentiellement sur l'expression corporelle autour de différentes thématiques comme les émotions, la vie quotidienne, seul, en duo et en collectif, mise en scène d'un travail d'expression corporelle et mise en pratique des techniques précédentes dans une approche de création. Nous travaillerons essentiellement autour "des petits riens du quotidiens". Partir de ses petits riens qui sont révélateurs de nos différences, en gardant pour l'universalité les sentiments. Chaque personne est porteuse d'une histoire. Chaque personne est empreinte de différences et d'universalité. Nous travaillerons donc autour de ces petits riens, à travers la mise en mot d'une expérience particulièrement marquante pour ensuite la mettre en corps et en collectif.

Cinéma. L'activité cinéma du projet s'articule autour de trois axes: les ateliers de réalisation de films, les projections de films africains et internationaux, et l'installation d'une unité de tournage au siège de chaque association partenaire. Les ateliers de cinéma consisteront à revoir les bases théoriques et pratiques déjà appréhendées lors de la première étape du projet en 2011, et à aller plus loin. Considérant que l'apprentissage passe inévitablement par la pratique, la production de films réalisés par les jeunes reste une priorité. Comme lors de la première étape, les films seront ensuite diffusés au Burkina et en Rhône-Alpes. Ces ateliers s'accompagneront de projections publiques de films africains et internationaux au siège de chaque association partenaire. Enfin, l'installation d'une unité de tournage à Ouagadougou et à Kokologho s'inscrit dans la pérennisation du projet. Cette unité de tournage permettra entre autres aux jeunes de continuer à réaliser des films (voir correspondance filmique), mais aussi à nos partenaires de créer une activité économique sociale et solidaire, en réalisant des captations de spectacles et des films pour des partenaires extérieurs.

Théâtre. Le point de départ du projet est la conviction que le théâtre, tout comme d'autres formes d'expression artistique, contribue de manière profonde et concrète à l'éducation de l'individu et à sa construction par le développement de la capacité d'ouverture envers l'autre, de la curiosité et de l'imaginaire. En s'inscrivant dans la thématique actuelle du projet, lors de cette deuxième étape les ateliers proposent un travail sur l'Altérité. La découverte de l'Autre passe d'abord par une recherche au sein de l'imaginaire, par la confrontation avec la peur et l'apprivoisement de ses propres préjugès et par l'éveil d'une curiosité différente qui brise les barrières. Les ateliers se proposent de commencer cette recherche avec les enfants au Burkina Faso dans un premier temps et avec des enfants dans une école de la Région Rhône-Alpes dans un deuxième temps. Tant le travail réalisé au Burkina que le travail effectué par la suite en France sera filmé et enregistré afin de permettre un échange entre les participants. Il s'agit en effet d'une forme de correspondance à travers le théâtre sur ce que l'Autre représente pour chacun d'entre nous et sur comment nous découvrir et nous construire en tant qu'individu sans oublier son existence.

3. Pérenniser le projet

Depuis la première étape de ce projet, nous pensons "pérennisation, développement, long-terme". La satisfaction réciproque que nous avons retirée de la première étape nous stimule encore davantage à penser le projet sur un temps long et à le rendre autonome.

Cette pérennisation passe par plusieurs actions, différentes en fonction de l'environnement de l'association: rural pour ADRI, urbain pour Marbayassa.

 

THEATRE

Le club-théâtre à Ouagadougou. A Ouagadougou, la Compagnie Marbayassa souhaite depuis plusieurs années proposer une activité théâtrale pour les enfants et adolescents du quartier. En effet, ceux-ci voient chaque jour les comédiens répéter sur scène, ils ont vu tous les spectacles de la compagnie et n'avaient pu, jusqu'à l'année dernière, pratiquer réellement le théâtre. Ils ont pu découvrir la pratique théâtrale, le jeu sur scène, et les sentiments indescriptibles de jouer face à un public. Face à l'engouement des enfants, Jules Gouba, comédien de la compagnie qui nous a accompagné pendant les ateliers, a mis en place un stage d'été après notre départ.

Afin de pouvoir continuer à proposer aux enfants du quartier une activité théâtre tout au long de l'année, nous souhaitons mettre en place un club-théâtre, dont un ou plusieurs comédiens de la compagnie auront la charge. En plus de proposer des sessions d'ateliers aux enfants (deux sessions par an d'une semaine, pendant les vacances), ce projet de club-théâtre permet de dynamiser le tissu artistique local, dont les enfants sont bien souvent exclus.

Constitution d'une troupe amateur à Kokologho. Concernant le théâtre à Kokologho, les ateliers étaient destinés aux enfants. Pourtant, de nombreux jeunes avaient le désir de découvrir cette discipline. D'autre part, l'association ADRI, qui œuvre pour les populations rurales, notamment par la sensibilisation sur des thématiques telles que le reboisement, l'accès à l'eau, la condition des femmes, a émis le souhait que se constitue avec les jeunes intéressés une troupe amateur. Cette troupe de jeunes comédiens accompagnera ADRI dans ses actions de sensibilisation en utilisant le théâtre forum, ou théâtre de sensibilisation, très utilisé en Afrique, en particulier dans les zones rurales, où l'information n'arrive que très difficilement. Le but de cette deuxième étape est donc de metfre en place une petite troupe de comédiens amateurs, de les former aux techniques du théâtre classique et du théâtre forum, afin de répondre à ce besoin local.

CINEMA

Installation de deux unités de tournage. Côté cinéma, à Ouagadougou comme à Kokologho, la pérennisation du projet passe par l'installation d'une unité de tournage au siège de chaque association. Cette unité de tournage, gérée par un responsable, permettra aux jeunes de continuer à réaliser des films. D'autre part, elle permettra à l'association de valoriser ses actions par la communication audiovisuelle. Enfin, nous concevons ce matériel comme un levier de développement d'une activité économique sociale et solidaire viable sur le long-terme. En répondant à des appels à projets, en réalisant des films pour des partenaires extérieurs (captations, films de commande...), l'association pourra faire fructifier de manière économique cette activité audiovisuelle.

Le ciné-club. A Kokologho, la pérennisation de l'activité cinéma passe également par le développement du ciné-club installé avant notre départ l'année dernière au sein du lycée de Kokologho. Ce ciné-club répond à un besoin : lors des ateliers de cinéma l'année passée, nous nous sommes rendus compte que les jeunes voyaient très peu de films, et notamment de films africains. Dans ce contexte, le but du ciné-club est de confronter les jeunes au cinéma africain mais aussi aux grands classiques du cinéma mondial et ainsi d'ouvrir leur curiosité culturelle.

"J'ai un ami chez vous" - Correspondance par la création cinématographique. Enfin, la pérennisation du projet passe inévitablement par l'échange filmique entre les jeunes burkinabés et les jeunes français. En effet, ils vont réaliser des films sur le thème commun de l'altérité, se les échanger et dialoguer autour de ces créations, et de leurs univers. Cette correspondance démarrera en octobre 2012 avec des lycéens de Vénissieux et se poursuivra durant toute l'année scolaire. Cette action servira notamment à ouvrir le projet vers de nouveaux publics et à créer des passerelles entre deux jeunesses, deux mondes qui ont à partager et à échanger.

 

COORDINATION

La formation d'animateurs référents. Ces différentes continuités du projet durant l'année scolaire ne peuvent se faire sans l'implication de membres des associations partenaires qui auront en charge la coordination et le bon fonctionnement des actions.

Nous prévoyons de continuer à former un animateur qui soit en mesure d'organiser des stages ou des ateliers de manière ponctuelle en notre absence. Le but de cette démarche de professionnalisation des animateurs est que le projet s'inscrive dans la durée et dans la régularité, afin que les jeunes puissent continuer à réaliser des films et à pratiquer le théâtre.

Pour que cette action de pilotage du projet à partir du Burkina soit viable, nous estimons le temps de travail de l'animateur à 200h sur 10 mois, partagé ainsi : 100h d'ateliers, 100h de gestion et coordination du projet. Le nombre total d'animateurs référents sera de 4 : deux à Kokologho et deux à Ouagadougou.

 

4. Valorisation du projet / Novembre 2012 - Juin 2013

Une attention toute particulière sera accordée aux actions de valorisation du projet. Large diffusion des films réalisés par les jeunes en France et au Burkina-Faso, soirées thématiques dans des lieux associatifs, interventions en milieu scolaire, participation à des festivals de solidarité internationale et à des festivals mettant en avant l'engagement des jeunes, etc. Nous prévoyons toutes sortes d'actions afin que le projet rayonne le plus largement possible, et donne ainsi envie à d'autres personnes de se mobiliser.

- Anca, Claudine, M. Zouma (président de l'ADRI - au fond) et les enfants participant aux ateliers de théâtre à Kokologho -

 

PARTENAIRES

Au Burkina Faso. ADRI : Association pour le Développement Rural Intégré, La Compagnie Marbayassa, la Fédération du Cartel, ISIS (Institut Supérieur du Son et de l'Image de Ouagadougou), ATB Théâtre, le Centre Culturel Burkinabé de Ouagadougou.

En France. Le Centre Associatif Boris-Vian (CABV), la région Rhône-Alpes, la ville de Lyon, le lycée Jacques Brel de Vénissieux, le Musée Africain de Lyon, l'association des Burkinabés de Lyon.

Nous sommes également en contact avec d'autres partenaires potentiels : le Grand Lyon et l'Institut Français de Ouagadougou entre autres.

kokologho, les enfants, les membre de ADRI et Anca


A propos du porteur de projet

Dans le cadre de la commission Prodij, Anca Bene est le porteur du projet. Mais nous sommes plusieurs à avoir crée ce projet et nous sommes également constitués en association sous le nom de Echos sous le réverbère.

Echos sous le réverbère est un collectif artistique et culturel pluridisciplinaire. Nos activités peuvent être divisées en deux axes: la création artistique (création de spectacles, réalisation audiovisuelle) et l'animation d'ateliers (théâtre, cinéma, musique, danse). Suivant une philosophie d'accès à la culture pour tous, l'association privilégie les projets à destination de publics souvent éloignées de l'offre culturelle, que ce soit au niveau local, national ou international.

Site web de l'association : http://echossouslereverbere.wordpress.com/

Site web du projet (étape 1) : http://echosduburkina.blogspot.fr/

 

Anca - Théâtre


Anca s'est lancée dans le théâtre il y a dix ans au sein d'une compagnie amateur avec laquelle elle a participé à plusieurs festivals internationaux en Roumanie, France, Canada, Russie. Ses études de langues étrangères l'amènent à s'ouvrir vers d'autres cultures et d'autres modes de vie. Après l'obtention d'un Master 2 « Développement culturel et direction de projets » à l'Université Lumière Lyon 2, elle décide de se plonger totalement dans le théâtre en intégrant l'école professionnelle "Arts en scène" à Lyon.

Sa première expérience au Burkina Faso en 2011, lors de l'étape 1 du projet, n'a fait que renforcer son amour pour les êtres humains et pour le théâtre qui dans son universalité nous réunis tous, noirs et blancs, européens, africains et autres, enfants et adultes. Anca reste ainsi persuadée que les seules barrières qui existent dans le monde sont celles que nous construisons nous même et que nous seuls pouvons détruire.

 

Sophie- Danse

Après dix ans de danse classique et de modern Jazz, Sophie s'est familiarisée avec la danse contemporaine et la danse africaine à partir de 17 ans. Multipliant les concours de danse en collectif, des stages de hauts niveaux avec notamment Wayne Barbaste, Bruce Taylor ou encore Anne Marie Porras, elle effectue un an de formation au Conservatoire de Nantes et anime le club danse de son lycée. Après l'obtention d'un Master 2 « Développement culturel et direction de projets » et trois ans au sein de l'association "Banlieues d'Europe", elle a pu se replonger cette année dans une pratique assidue de la danse, en suivant de nombreux stages de danse contemporaine mais également de mime et de théâtre

Ayant vécu à l'étranger et travaillé à l'échelle européenne, Sophie connait la richesse de l'ouverture à l'autre. Echanger, rencontrer des personnes différentes de soi et de son système de fonctionnement permet de mieux se connaître, de mieux aborder le monde. Son travail lors des ateliers est avant tout un échange, lors duquel nous allons mutuellement apprendre des uns et des autres, chacun étant en position de transmission d'un savoir.

 

Julien - Cinéma

Après de nombreuses expériences dans le journalisme, Julien partage actuellement son temps entre l'animation d'ateliers de cinéma et la réalisation de films documentaires. Du fait de ses études (Sciences Po Lyon, Master 2 « Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles », école de cinéma documentaire) et de ses expériences professionnelles, il a pu appréhender l'audiovisuel sous sa forme journalistique, institutionnelle et cinématographique. Fort de ces pratiques audiovisuelles diférentes, il a ainsi développé un esprit et une pratique polyvalente.

Son goût des autres, de la différence et de la découverte s'est affirmé grâce à de nombreux séjours à l'étranger dans le cadre professionnel ou simplement touristique. Depuis ce projet au Burkina Faso, son envie de continuer à pratiquer un cinéma collectif, et de transmettre cette passion n'a fait que croître. C'est avec encore plus de conviction qu'il envisage cette deuxième étape du projet.

 

Informations supplémentaires

  • Arrondissement: 7ème
  • Date de commission: jeudi, 24 mai 2012
  • Statut du projet: En cours
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